10 choses à savoir sur le métro de Lyon
Crémaillère unique au monde, premier métro automatique à grand gabarit, premier funiculaire urbain de 1862 : dix faits vérifiés sur le réseau lyonnais.
Le réseau lyonnais a un défaut, pour un jeu comme celui-ci : il ne s'appelle presque jamais « métro » dans sa propre bouche. Sur les douze lignes qu'on peut jouer sur /lyon, quatre sont un vrai métro (A, B, C, D), deux sont des funiculaires centenaires (F1, F2) et six sont des tramways. Le tout cohabite sous le même TCL depuis un siècle et demi, et cette histoire déborde de détails que même les habitués ignorent.
Voici dix faits vérifiés sur ce réseau, du plus ancien funiculaire du monde à la ligne qui a mis un an à apprendre à rouler sans chauffeur.
1. Le tout premier funiculaire urbain du monde est né ici, en 1862
Avant même d'avoir un métro, Lyon avait une première mondiale sous les pieds. Pour relier les bas quartiers à la Croix-Rousse, la ville met en service le 3 juin 1862 ce qui est considéré comme le premier funiculaire urbain du monde, reliant la Rue Terme à la Croix-Rousse. La ligne a fonctionné plus d'un siècle avant de fermer en 1967 ; son tunnel a ensuite été recyclé en tunnel routier, ce qui veut dire que des Lyonnais roulent tous les jours dans un tunnel de funiculaire sans le savoir.
2. La ligne D a été le premier métro automatique à grand gabarit du monde
La ligne D ouvre le 4 septembre 1991 entre Gorge de Loup et Grange Blanche, mais en conduite manuelle : le pilotage entièrement automatique n'est activé que le 31 août 1992, presque un an plus tard. C'est cette bascule qui fait de la ligne D la toute première ligne de métro automatique à grand gabarit du monde, un cran plus grand que les VAL de Lille ou de Rennes. Le prolongement vers Gare de Vénissieux suit en décembre 1992.
3. La ligne C est l'unique métro à crémaillère de la planète
Entre Hôtel de Ville et Croix-Rousse, la pente atteint 17,6 %, bien trop raide pour des roues classiques qui adhèrent au rail. Sur ces 936 mètres, la ligne C engage une crémaillère qui s'articule et se rabaisse au passage de la rame : une section qui se comporte comme un train de montagne, unique au monde pour un métro. Les rames y roulent à 21 km/h en montée et 17 km/h en descente, et repassent en traction classique à 7 km/h dès qu'elles quittent la zone crantée.
4. F1 et F2 sont deux funiculaires qui jouent le rôle de lignes de métro
Dans le jeu, F1 (Saint-Just, ouverte en 1878, pente de 18,3 %) et F2 (Fourvière, ouverte en 1900, pente de 31 %) sont traitées comme des lignes à part entière, au même titre que A, B, C ou D. F2 grimpe la pente la plus raide de tout le réseau, funiculaires compris.
5. L'inauguration officielle date du 28 avril 1978
Les lignes A et B ouvrent ensemble ce jour-là, en présence du président Valéry Giscard d'Estaing. La ligne C existait déjà en pratique depuis 1974 sous sa forme à crémaillère, mais 1978 reste la date que le réseau retient comme sa naissance officielle en tant que métro moderne.
6. Bellecour a les quais les plus longs du réseau
Sous la place, le quai de la ligne A à Bellecour est le plus long du réseau : assez pour des rames à six voitures. La station compte dix accès différents autour de la place et des rues voisines, ce qui en fait, avec plus de cent mille voyageurs quotidiens selon les données disponibles, l'un des nœuds les plus fréquentés du réseau.
7. C'est aussi la ligne la plus courte et la moins fréquentée
Avec seulement 2,435 km et cinq stations, la ligne C est à la fois la plus courte et la moins fréquentée du réseau lyonnais. Elle doit son existence non pas à un besoin de trafic massif, mais à un problème d'ingénieur : comment relier deux quartiers séparés par une colline trop pentue pour un métro classique.
8. Vieux Lyon passe sous la Saône
La station Vieux Lyon - Cathédrale Saint-Jean est implantée en profondeur pour permettre à la ligne D de franchir la Saône sous le lit du fleuve plutôt qu'en pont. C'est l'une des raisons pour lesquelles la traversée entre les deux rives, pourtant courte à vol d'oiseau, s'enfonce autant sous terre.
9. Le réseau transporte environ 700 000 voyages par jour
Selon les chiffres cités par Wikipédia pour 2023, l'ensemble du réseau (métro, funiculaires et tramways confondus) totalise près de 700 000 voyages quotidiens. C'est un chiffre de réseau, pas de station : on évite volontairement ici toute affirmation du type « telle station est la plus fréquentée », les données par station disponibles dans le jeu étant des moyennes de ligne plutôt que des comptages réels.
10. Douze lignes jouables, quatre familles de véhicules différentes
Sur la carte du réseau, les lignes A, B, C et D sont un métro classique (à crémaillère pour C), F1 et F2 sont des funiculaires, et T1 à T6 sont des tramways. Trois technologies, une seule numérotation TCL : de quoi perdre un visiteur qui cherche « la ligne de métro T3 » qui n'existe pas.
Questions fréquentes
Combien de lignes de métro y a-t-il vraiment à Lyon ?
Quatre lignes de métro au sens strict : A, B, C et D. F1 et F2 sont des funiculaires, T1 à T6 sont des tramways, même si le jeu les traite toutes comme des lignes du réseau.
Pourquoi la ligne C a-t-elle une crémaillère ?
Parce que la pente entre Hôtel de Ville et Croix-Rousse atteint 17,6 %, trop raide pour l'adhérence classique d'un métro. C'est la seule ligne de métro à crémaillère au monde.
Quand la ligne D est-elle devenue automatique ?
Elle a ouvert en conduite manuelle le 4 septembre 1991, avant de passer en pilotage entièrement automatique le 31 août 1992.
Le métro de Lyon est-il plus vieux que celui de Paris ?
Non : le métro parisien ouvre en 1900. Mais la « ficelle » de la Croix-Rousse, premier funiculaire urbain du monde, roulait déjà à Lyon en 1862, bien avant tout métro français.