10 choses à savoir sur le métro de Montréal
Pneus plutôt que rails, un architecte par station, la station la plus profonde à 29,6 mètres : dix faits vérifiés sur le métro de Montréal.
Le métro de Montréal existe depuis 1966, il roule entièrement sous terre et sur des pneus plutôt que sur des rails d'acier. Après plus de cinquante ans de service, il cache encore pas mal de détails que même les usagers réguliers ne connaissent pas forcément. On a fouillé le réseau pour en sortir dix, du genre qu'on raconte à quelqu'un qui vient juste d'arriver à Montréal.
Le jeu du jour est justement construit autour de ces détails-là : lignes, quartiers, année d'ouverture. Une station mystère vous attend chaque jour sur dailymetro.live/montreal, et la liste complète des stations est en ligne si vous voulez réviser avant de jouer.
1. Le métro roule sur pneus, pas sur rails
Contrairement à la plupart des métros nord-américains, celui de Montréal utilise des rames équipées de pneus en caoutchouc plutôt que de roues d'acier classiques. Le choix remonte à la conception du réseau dans les années 1960, largement inspirée du métro parisien et de la société française SOFRETU : les pneus offrent une meilleure adhérence et permettent des accélérations et des freinages plus rapides que sur des rails.
2. Un réseau entièrement souterrain
Aucune section à l'air libre : chaque mètre du réseau est enterré, ce qui distingue Montréal de Paris, dont plusieurs lignes ressortent à ciel ouvert. On l'explique généralement par le climat : un métro nord-américain qui passerait l'hiver à l'extérieur affronterait la neige et le verglas sur des kilomètres de voie.
3. Chaque station a son propre architecte
Plutôt que de répéter un même plan type sur les 26 premières stations, la Ville a confié chacune à un architecte différent, un peu comme le métro de Paris à ses débuts. Résultat : la voûte de béton brut d'une station n'a rien à voir avec le hall vitré de la voisine, et plusieurs stations sont considérées comme de véritables œuvres d'architecture à elles seules.
4. De l'art public sur les quais depuis le premier jour
Dès l'ouverture, la Ville a intégré des œuvres d'art aux stations plutôt que de se contenter d'affiches publicitaires : verrières, murales de céramique, sculptures. La plus connue est sans doute le vitrail de Marcelle Ferron à Champ-de-Mars, une œuvre de 1968 assez grande pour laisser passer la lumière du jour jusqu'au quai, une rareté dans un réseau entièrement souterrain. La liste des stations et de leurs lignes donne un bon point de départ pour partir à la chasse aux œuvres.
5. Une vraie entrée parisienne à Square-Victoria–OACI
La station Square-Victoria–OACI a repris pour de vrai une entrée signée Hector Guimard, l'architecte des célèbres édicules Art nouveau du métro parisien. C'est un des rares exemplaires de ce type visibles en dehors de Paris, offert par la RATP à la ville de Montréal.
6. La ligne jaune n'existe que pour Expo 67
Avec seulement trois stations, la ligne 4 est la plus courte du réseau. Elle a été construite spécifiquement pour amener les visiteurs à Expo 67, sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. Sa station terminale s'appelait à l'origine Île-Sainte-Hélène ; elle a pris le nom de Jean-Drapeau, le maire qui a porté le projet du métro et de l'exposition universelle, en l'an 2000.
7. La station la plus profonde tient sur un seul escalier
Charlevoix, sur la ligne 1, descend à 29,6 mètres sous la surface, un record dans le réseau. Le shale d'Utica à cet endroit laissait trop peu de place pour poser les deux voies côte à côte, alors les ingénieurs ont empilé les quais l'un sur l'autre et les ont reliés par un seul escalier, plutôt que de creuser deux stations séparées.
8. Le plus long trajet sans arrêt, et le plus court
Entre Cartier et Henri-Bourassa, sur la ligne 2, il y a plus de 2 km sans station intermédiaire : la plus longue distance entre deux stations voisines du réseau. À l'autre extrême, Peel et McGill, sur la ligne 1, ne sont séparées que d'environ 300 mètres : à peine le temps de reprendre son souffle après le départ que la rame freine déjà.
9. Un chantier qui n'a jamais vraiment cessé
Le réseau a ouvert avec 26 stations le 14 octobre 1966, sous le mandat du maire Jean Drapeau. Depuis, il a plus que doublé pour atteindre 68 stations sur quatre lignes, et cinq stations supplémentaires sont prévues d'ici le début des années 2030 avec le prolongement de la ligne 5 vers Anjou.
10. Une station porte le nom de deux endroits à la fois
Berri-UQAM doit son nom composé à la fois à la rue Berri et à l'Université du Québec à Montréal, construite juste au-dessus. C'est aussi la seule station du réseau où se croisent trois lignes à la fois, ce qui en fait le nœud le plus important en nombre de correspondances, même si les chiffres précis de fréquentation par station ne sont pas publiés de façon fiable pour ce réseau.
Questions fréquentes
Quand le métro de Montréal a-t-il ouvert ?
Le 14 octobre 1966, avec 26 stations sur les lignes verte et orange, sous le mandat du maire Jean Drapeau.
Pourquoi le métro de Montréal roule-t-il sur des pneus ?
Le choix technique remonte à la conception du réseau dans les années 1960, inspirée du métro parisien : les pneus offrent une meilleure adhérence et des accélérations plus rapides que des roues d'acier classiques.
Combien de stations compte le réseau aujourd'hui ?
68 stations réparties sur quatre lignes, avec cinq de plus prévues d'ici le début des années 2030 sur la ligne bleue.
Quelle est la station la plus profonde du métro de Montréal ?
Charlevoix, sur la ligne verte, avec un quai à 29,6 mètres sous la surface, à cause de la roche qui n'y laissait pas assez de place pour deux quais côte à côte.