Les 10 stations les plus bizarres du métro de Rennes
Une station signée Norman Foster, un cimetière médiéval sous Sainte-Anne et des quais sans ascenseur par choix.
Avec seulement 28 stations réparties sur deux lignes, le métro rennais n'a pas la place pour être ennuyeux. Certaines stations ont été confiées à des architectes de renommée mondiale, d'autres ont été creusées dans un cimetière médiéval, et une poignée n'ont même pas d'ascenseur jusqu'au quai, par choix.
Voici dix stations qui sortent du lot, pour de vraies raisons documentées et pas juste pour le folklore. La liste complète des lignes et arrêts, métro et bus Chronostar compris, reste sur la page Explorer.
1. La Poterie, signée Norman Foster
Terminus sud de la ligne a, La Poterie n'est pas qu'une station de métro : c'est un bâtiment de l'agence de Norman Foster, le même architecte que la tour Gherkin de Londres ou l'aéroport de Pékin. Foster a dessiné la station et les viaducs de la portion aérienne de la ligne, ce qui fait de Rennes l'une des rares villes moyennes à avoir un lauréat du prix Pritzker sur son réseau de transport.
2. Villejean-Université et J.F. Kennedy, signature Manuelle Gautrand
À l'autre bout de la ligne a, les stations Villejean-Université et J.F. Kennedy portent la patte de l'architecte française Manuelle Gautrand. Treize équipes d'architectes différentes se sont partagé la conception des stations de la ligne a lors d'un concours européen, un niveau de soin architectural inhabituel pour un métro de 15 stations.
3. Sainte-Anne, construite sur un cimetière
Des fouilles préventives menées en 1992 sous la place Sainte-Anne ont mis au jour des sépultures anciennes et les vestiges de l'ancienne église Saint-Aubin. La station, commune aux lignes a et b, a ensuite dû être enfoncée 3,5 m plus bas que prévu à cause de l'instabilité du sous-sol, un secteur truffé de cavités et d'anciens cratères de bombardement.
4. Saint-Germain, la station sans ascenseur exprès
Dix des quinze stations de la ligne b, dont Saint-Germain, n'ont pas d'accès direct au quai en ascenseur : seulement des escaliers et des escaliers mécaniques. Le choix est volontaire, pour réserver les ascenseurs, souvent uniques, aux personnes qui en ont réellement besoin plutôt qu'aux voyageurs pressés qui préfèrent éviter les marches.
5. Atalante, Beaulieu-Université et Cesson-Viasilva, les seules à voir le jour
La ligne b est presque entièrement souterraine, sur environ 11 km. Elle ressort à l'air libre uniquement sur son dernier tronçon, un viaduc de 2,4 km qui dessert Beaulieu-Université, Atalante puis le terminus Cesson-Viasilva. Ce sont les trois seules stations aériennes de toute la ligne.
6. Gares, le nœud à deux lignes et un totem
Gares est l'une des deux seules stations communes aux lignes a et b, avec Sainte-Anne. Elle se repère de loin grâce à un totem de signalétique qui marque l'entrée, pensé pour orienter les voyageurs qui sortent du TGV directement vers le bon quai.
7. La Courrouze, bâtie sur un ancien terrain militaire
La station La Courrouze, sur la ligne b, dessert un quartier entièrement neuf construit sur l'ancien site de l'Arsenal de Rennes, un vaste terrain militaire fermé au public pendant plus d'un siècle. Le nom du quartier vient d'un ruisseau local, mais son passé est celui d'un dépôt de munitions, pas d'un écoquartier.
8. République, la station qui touche toutes les lignes
République est la seule station du réseau desservie par la totalité des lignes que le jeu recense à Rennes : la ligne a et les sept lignes de bus à haut niveau de service Chronostar. Aucune autre station, pas même Gares ou Sainte-Anne, ne cumule autant de correspondances possibles.
9. Cesson-Viasilva, une station nommée d'après un parc d'affaires
Le terminus nord-est de la ligne b ne porte pas le nom d'une rue ou d'un quartier historique, mais celui de Viasilva, l'écoquartier d'affaires et de recherche construit autour de la station. C'est une des rares stations françaises baptisée directement d'après une opération immobilière encore en chantier au moment de l'ouverture.
10. Le Blosne, une station nommée d'après une rivière invisible
Le Blosne, terminus sud de la ligne a, tient son nom d'un petit cours d'eau du même nom qui traverse le quartier, aujourd'hui largement canalisé et invisible en surface. Une rivière cachée qui donne son nom à une station qui, elle, roule au grand jour sur un viaduc.
Questions fréquentes
Combien de stations le métro de Rennes compte-t-il au total ?
28, réparties à parts égales entre la ligne a et la ligne b, avec deux stations communes, Gares et Sainte-Anne.
Quelles stations du métro de Rennes sont en plein air ?
Seulement trois, toutes sur la ligne b : Beaulieu-Université, Atalante et le terminus Cesson-Viasilva, sur un viaduc de 2,4 km.
Pourquoi certaines stations de la ligne b n'ont-elles pas d'ascenseur ?
C'est un choix délibéré sur dix des quinze stations : préserver l'usage des ascenseurs, souvent en nombre limité, aux personnes qui en ont vraiment besoin.
Y a-t-il vraiment un métro construit sur un ancien cimetière à Rennes ?
Oui. Les fouilles de 1992 sous la place Sainte-Anne ont révélé des sépultures et les vestiges de l'ancienne église Saint-Aubin, avant la construction de la station du même nom.