10 choses à savoir sur le métro de Toulouse
Rames minuscules, station excavée à 20 m, annonces en occitan depuis 2009 : ce que le VAL toulousain cache vraiment.
Le métro de Toulouse a l'air modeste sur une carte : deux lignes, une trentaine de kilomètres, pas de quoi impressionner Paris ou Londres. Mais le réseau cache une histoire d'ingénieurs plus dense que sa taille ne le laisse croire, entre rames minuscules, stations éventrées à ciel ouvert et une troisième ligne qui va tout changer.
Voici dix choses à savoir avant de tenter votre chance sur dailymetro.live/toulouse, le jeu qui vous fait deviner une station tirée au hasard chaque jour.
1. Le VAL toulousain roule sans conducteur depuis 1993
La ligne A est inaugurée le 26 juin 1993, après cinq ans de travaux. Comme à Lille dix ans plus tôt, Toulouse choisit le VAL (Véhicule Automatique Léger) : des rames pilotées entièrement par ordinateur, sans cabine de conduite. La ligne B suit le 30 juin 2007.
Les deux lignes fonctionnent toujours en conduite automatique intégrale : personne au volant, à l'avant comme à l'arrière.
2. Les rames sont minuscules, et ne se sont doublées qu'en 2020
Un VAL toulousain, c'est une voiture de 26 mètres de long pour 2,06 à 2,08 mètres de large selon le modèle (VAL 206 ou VAL 208), soit à peine plus large qu'un bus. Pendant près de trente ans, la ligne A a roulé avec des rames isolées de cette taille.
Ce n'est que le 10 janvier 2020 que la ligne A passe à des rames doublées de 52 mètres, quatre voitures accouplées au lieu de deux, pour absorber davantage de monde aux heures de pointe.
3. Quatre stations ont été éventrées à ciel ouvert pour ce chantier
Doubler la longueur des rames suppose de doubler celle des quais. Sur la ligne A, quatre stations, Basso Cambo, Mermoz, Fontaine-Lestang et Patte-d'Oie, n'avaient pas la place : leurs quais mesuraient moins de 52 mètres. Il a fallu rouvrir le sol au-dessus, à environ 20 mètres de profondeur sur 15 mètres de large, pour agrandir les stations sans jamais couper la circulation des rames existantes.
4. Jean-Jaurès est la seule station où les deux lignes se croisent
Sur tout le réseau, une seule station permet de changer entre la ligne A et la ligne B : Jean-Jaurès. Les deux lignes y sont superposées sur deux niveaux distincts, reliées par un tunnel de correspondance qui passe sous des immeubles avec une courbe très serrée, un rayon de seulement 95 mètres.
Résultat logique : c'est la station la plus fréquentée du réseau, avec plus de 21 millions de validations en 2018 selon les données de Tisséo.
5. Il y a de l'art contemporain sous vos pieds
Le quai de la ligne A à Jean-Jaurès cache une anamorphose de l'artiste suisse Felice Varini, une composition qui ne prend sa forme complète que depuis un point précis de l'escalier. Sur le quai de la ligne B, c'est une fresque en noir et blanc de 30 mètres signée Julije Knifer.
À Palais de Justice, le collectif slovène IRWIN a imaginé une œuvre représentant quatre tapis de quatre cultures réputées pour leur tissage : Turquie, monde arabe, Afrique et Amérique du Sud.
6. Les annonces se font aussi en occitan depuis 2009
Depuis septembre 2009, le nom des stations est annoncé en français puis en occitan. Le réseau lui-même porte un nom occitan officiel : Mètro de Tolosa. Une manière discrète de rappeler que Toulouse s'appelle Tolosa avant de s'appeler Toulouse.
7. La ligne B est plus longue que la ligne A, mais plus jeune
La ligne A mesure 12,5 kilomètres et date de 1993, avec une extension en 2003 vers Balma-Gramont. La ligne B, ouverte en 2007, s'étire elle sur 15,7 kilomètres et compte une vingtaine de stations, davantage que sa grande sœur malgré son plus jeune âge.
8. Le réseau frôle les 60 millions de voyages... par ligne
Selon les chiffres publiés par Tisséo, le métro toulousain a transporté plus de 110 millions de voyageurs en 2023, les lignes A et B affichant chacune environ 215 000 validations par jour en moyenne. Des chiffres à prendre comme des ordres de grandeur : ce sont des moyennes de ligne, pas des relevés station par station.
9. La ligne C va rompre avec la tradition VAL
En chantier depuis décembre 2022 pour une mise en service annoncée en 2028, la future ligne C ne sera pas un VAL. C'est Alstom qui a remporté le marché avec son système Metropolis, sur un écartement de 2,70 mètres, bien plus large que les 2,06 à 2,08 mètres des rames actuelles. Elle reliera la gare de Colomiers, près de l'aéroport, au quartier de Labège au sud-est, sur 27 kilomètres et 21 stations, pour un budget annoncé de 3,1 milliards d'euros.
10. Le réseau que couvre le jeu mêle métro et tramway
Le jeu DailyMetro ne se limite pas aux VAL : il couvre aussi la ligne de tramway T1, ouverte en 2010 entre Toulouse et Blagnac, avec des correspondances directes vers le métro à Arènes et Palais de Justice. La liste complète des lignes et stations est consultable pour réviser avant de jouer.
Questions fréquentes
Quand le métro de Toulouse a-t-il ouvert ?
La ligne A a ouvert le 26 juin 1993, après cinq ans de travaux. La ligne B a suivi le 30 juin 2007.
Le métro toulousain roule-t-il vraiment sans conducteur ?
Oui. Les lignes A et B fonctionnent en conduite automatique intégrale depuis leur ouverture, sans cabine ni conducteur à bord.
Pourquoi les annonces du métro sont-elles aussi en occitan ?
Depuis septembre 2009, le nom de chaque station est annoncé en français puis en occitan, une pratique toujours en vigueur sur le réseau.
Quand ouvrira la ligne C du métro de Toulouse ?
La mise en service est annoncée pour 2028. Le chantier a démarré en décembre 2022 et la ligne utilisera un matériel Alstom Metropolis, différent des VAL des lignes A et B.